Le Kiosque dApple fait du bien aux ventes de magazines

first_imgLe Kiosque d’Apple fait du bien aux ventes de magazinesLes relations entre Apple et la presse ont toujours été conflictuelles. Le modèle économique proposé par la Pomme est au centre des débats depuis deux ans mais la vente de magazines digitaux commence enfin à décoller.Le milieu de la presse n’a jamais été l’ami d’Apple. Quand la marque a présenté l’iPad en janvier 2010, elle leur a promis un nouvel élan pour leur activité et une plateforme à visibilité maximale. Mais elle a oublié de leur préciser les conditions d’utilisation, avec 30% de commission sur l’abonnement si il est souscrit sur l’App Store. Les premiers chiffres de ventes avaient affaibli Apple, le succès n’étant pas au rendez-vous mais depuis l’entreprise a révisé sa copie : elle propose les abonnements depuis une application dédiée appelée Kiosque et les chiffres de vente ont clairement rebondi.À lire aussiiPhone 6 : un smartphone fragile qui se plierait en restant dans une poche ?Selon des chiffres relayés par le site Numerama, l’arrivée du Kiosque a redonné le sourire à nombre de titres de presse, dont certains ont vu leurs ventes augmenter de 750%. Concernant les abonnements, le nerf de la guerre en matière de publication journalistique, eux aussi ont subi une hausse sensible depuis octobre. Un titre en particulier, le Popular Science Magazine, vient de donner des statistiques détaillées sur son nombre de lecteurs. Staffan Ekholm, le PDG du magazine, se félicite de ces ventes et constate lui aussi l’engouement créé autour de son titre après son arrivée sur le Kiosque.En France, les éditeurs de presse freinent des quatre fers, trouvant la politique d’Apple trop restrictive. Les conditions d’utilisation sont jugées trop fermées et les commissions trop importantes. Tous les acteurs importants de l’information ont fait bloc mais récemment, le titre Le Point a fait son apparition sur le Kiosque. Apple utilise souvent cette politique du “diviser pour mieux régner” et fait valoir ses plus de 85% de part de marché pour contraindre les éditeurs à signer. Pourront-ils résister davantage ?Le 28 décembre 2011 à 15:10 • Maxime Lambertlast_img