Poissons volants leur aérodynamisme testé en soufflerie

first_imgPoissons volants : leur aérodynamisme testé en soufflerieCorée – Deux chercheurs coréens ont publié récemment dans le Journal of Experimental Biology les résultats de leur étude sur le vol plané des poissons volants, réalisée… en soufflerie, comme pour les prototypes d’avions !Comment font les poissons volants pour planer plus de 40 secondes à 70 km/h, sur une distance de près de 400 mètres ? C’est pour répondre à cette question que Haecheon Choi et Hyungmin Park, ingénieurs en mécanique à l’université nationale de Séoul (Corée du sud), ont capturé quarante de ces animaux. Ils en ont retenu cinq, de même taille, qu’ils ont “testés” en soufflerie après les avoir fait naturaliser dans deux positions possibles : nageoires (ou “ailes”) étendues, ou bien ramenées le long du corps.À lire aussiDes serpents capables de volerMunis de capteurs de force fixés à leurs ailes et à leur corps, les poissons disposés avec des angles de 15 à 45 degrés par rapport à l’horizontale ont été soumis à l’effet d’une soufflerie simulant des vols planés. En mesurant le ratio entre distance parcourue et baisse progressive d’altitude, les chercheurs ont établi que les poissons volants étaient de meilleurs planeurs que les insectes, avec des performances approchant celles des pétrels ou des canards.Aérodynamisme et hydrodynamismeEn injectant de la fumée dans la soufflerie, les ingénieurs ont pu visualiser l’accélération du flux d’air le long du corps des poissons, accélération induite d’après eux par la différence de taille entre les grandes nageoires pectorales et les petites nageoires pelviennes. La position horizontale à proximité du sol augmente les performances, ce qui explique les vols rasants parallèles à la surface généralement observés en mer. Très stables en phase de vol grâce à leurs ailes écartées, ils deviennent instables avec celles-ci ramenées en position de nage – net avantage  pour manœuvrer rapidement sous l’eau. Une belle adaptation aux deux milieux où ces animaux évoluent.  Le 19 septembre 2010 à 09:53 • Emmanuel Perrinlast_img